
Le phytoplancton (du grec phutón, « plante »), c’est-à-dire le plancton végétal, est composé principalement
d’algues siliceuses unicellulaires et microscopiques appelées diatomées.
Il en existe plus de 14 000 espèces au monde, rien qu’en eau douce, de formes et d’écologies très variées.
Concernant le domaine océanique encore mal connu, les chercheurs estiment, pour le moment, qu'il y aurait plus de 10 000 espèces !

Le zooplancton (du grec zõio, « animal ») ou plancton animal :
- Il peut être temporaire car beaucoup d’espèces font partie du plancton dans les premières étapes de leur vie
comme les poissons sous forme d’oeufs, les crustacés et les mollusques sous forme de larves...
- Il peut également être permanent, comme les copépodes et les daphnies (petits
crustacés) ou les protozoaires (organismes unicellulaires).
Pour vivre, le plancton végétal a besoin d’eau, de lumière, de sels minéraux (nitrate, phosphate et silice),
d’oligo- éléments (magnésium, fer…) et de CO2.
Ainsi, son existence est étroitement liée aux conditions régnant dans son milieu :
température et turbidité de l’eau, précipitations, ensoleillement, pollutions…etc.
A l’échelle d’une année, il présente donc une grande variabilité saisonnière. Il se développe
préférentiellement du printemps à l’automne, lorsque les conditions sont optimales.
On
parle alors d’efflorescences algales ou de « bloom » phytoplanctonique pouvant parfois
colorer les eaux.
Malgré ces phénomènes ponctuels et spectaculaires, depuis 1999, l’activité planctonique mondiale semble diminuer.
Les modes de reproductions du plancton sont complexes du fait de sa grande diversité
et de sa capacité à changer de sexualité au cours de son existence !
√ Le mode principal est le mode asexué :
- soit la cellule mère bourgeonne
- soit la cellule mère se divise en deux ou plusieurs cellules filles, comme chez les
microalgues diatomées.
√ Une large part du plancton utilise la reproduction sexuée classique avec fusion des
gamètes mâles et femelles en milieu extérieur, comme chez les crustacés copépodes
par exemple.

√ Le PHYTOPLANCTON est appelé « producteur primaire » car il a la capacité de transformer la matière
inorganique (CO2, sels minéraux, eau, lumière…) en matière organique, utilisable ensuite par les autres
organismes vivants.
Biomasse considérable sur la planète, il est en quelque sorte le principal
« fourrage » des milieux aquatiques.
De sa santé va dépendre celle de l’ensemble des écosystèmes.
De plus, comme les plantes terrestres, il consomme du CO2 et produit de l’oxygène (plus de la moitié de l'oxygène planétaire): ce
phénomène complexe s’appelle la photosynthèse.
√ Ensuite, le ZOOPLANCTON (crustacés, larves…) ou des poissons herbivores, se nourrissent de
phytoplancton : on parle alors de consommateurs primaires.
Puis ils sont eux-mêmes mangés par des consommateurs secondaires, par exemple des
petits poissons. Ces derniers feront alors le bonheur de plus gros poissons qui seront eux-mêmes
au menu d’oiseaux et de mammifères.
Qui sait, finira-t-il dans notre assiette de "super-prédateur" ?
Certaines espèces de phytoplancton (principalement la famille des dinoflagellés)
produisent des toxines puissantes qui peuvent se concentrer dans la chaîne alimentaire
par les coquillages, organismes filtreurs ou certains poissons.
Ils peuvent être à l'origine d'interdiction de vente de coquillages afin de prévenir d'éventuels désagréments de santé.

Ces mêmes organismes peuvent également concentrer des toxiques modifiés et/ou
bioaccumulés par le plancton (pesticides, métaux lourds…) et ainsi mettre en danger la
santé de tout l’écosystème et des consommateurs humains.

La Bretagne doit également faire face au problème de la trop grande disponibilité des
éléments nutritifs, en particulier celle de l’azote et du phosphore.
Dans les eaux douces calmes, la croissance algale peut s’intensifier anormalement allant même jusqu’à fragiliser
l’équilibre écologique des milieux aquatiques. C’est ce qu’on appelle l’eutrophisation.
Un phénomène en grande partie hérité des pollutions agricoles (engrais, lisiers...), mais aussi
domestiques(lessives, produits ménagers...).

Comme le plancton se renouvelle très rapidement, l’abondance ainsi que la composition
en espèces sont des indicateurs sensibles des agressions environnementales.
Le plancton, base de la chaîne alimentaire, est affecté par des facteurs physiques, chimiques et
biologiques, ce qui le rend précieux pour des programmes de surveillance.
C’est ce que l’on appelle un bioindicateur du milieu.
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